Les derniers moments de Saint-Just

Il avait vingt-sept ans. Son activité politique fulgurante n’avait duré que vingt-deux mois. Pourtant, on enterrait la Révolution avec lui. Michelet eut ce cri déchirant : « La France ne se consolera jamais d’une telle espérance. »

Saint-Just, traîné à l'échafaud le 28 juillet 1794

De conserve avec Robespierre, il lutta contre les Girondins, puis, entré au Comité de Salut Public, il travailla à la nouvelle Constitution avec Hérault de Séchelles, et fut le porte-parole du Comité pour les grandes occasions. Toujours dans le sillage de l’Incorruptible, il combattit les Hébertistes, puis les Indulgents et Danton. Mais sa vraie activité personnelle, il la déploya dans ses missions auprès des armées : il y passa en tout plus de quatre mois. D’abord, du 16 octobre 1793 au 4 janvier 1794 à l’armée du Rhin, où il rétablit la discipline et délivra Landau; ensuite aux frontières du Nord, en février, mai et juin; il participa à la victoire de Fleurus le 26 juin. Philippe Lebas était son compagnon habituel pour ces missions.
Alors qu’il venait de vivre une épopée au milieu de l’armée, il retrouva à Paris des problèmes politiques et un Robespierre complètement isolé au sein du Comité de Salut Public. Désarçonné, il essaya de réconcilier son ami avec les membres du Comité. Mais il était déjà trop tard. Le 9 Thermidor, il ne put lire à la Convention le discours qu’il avait préparé; alors, solidaire du dieu de ses vingt-deux ans, il se laissa arrêter. A l’Hôtel de Ville, il fut tout aussi silencieux; se sentait-il en désaccord avec Robespierre? Nul ne le saura.
Il fut traîné à l’échafaud, avec ses amis blessés, le 10 Thermidor. Il était six heures du soir.

Il n'y a pas de repos pour un révolutionnaire.

Le service des eaux, au IVe siècle, était confié à un fonctionnaire spécial, dont l’importance était telle qu’on ne le choisissait pas par tirage au sort, comme la plupart des magistrats, mais par élection. Il devait être riche pour pouvoir contribuer de ses deniers aux devoirs de sa charge.

Derniers articles
Les belles étrangères et les Grognards de Napoléon
Les belles étrangères et les grognards de Napoléon 1er
Des dames de petite vertu pour les grognards de napoléon
Amours et cotillons chez les grognards de Napoléon 1er
Les grognards morts fouillés et dépouillés
Les morts pendant les batailles sous Napoléon 1er
Témoignage du grognard Lavaux
Le sort des prisonniers français sous Napoléon 1er
Dernières catégories
Le Front populaire en 1936
defaite-intro
La défaite de la France en 1940
La porteuse de pain et sa voiturette
Les métiers oubliés
intro-question-noire
La question noire aux Etats-Unis
Articles populaires
Mort de Hérault de Séchelles guillotiné le 30 mars 1794
Morts de Fersen et de Hérault de Séchelles en 1793
La mort de Condorcet un intellectuel en politique
La mort de Condorcet un intellectuel en politique
Charlotte Corday sort alors son couteau et le plante au-dessus du cœur de Marat
Le destin tragique de Marat, poignardé par Charlotte Corday
Couthon était le deuxième des grands amis de Robespierre; le fer et le feu dans un corps d'infirme.
La mort de l'infirme Couthon