Pour le soldat, l’habitude du danger fait regarder la mort comme une des circonstances les plus ordinaires de la vie : à force d’y être confronté, il s’endurcit..
On plaint un camarade blessé, mais dès qu’il a cessé de vivre, on ne manifeste plus qu’un regret passager et une indifférence froide.
Lorsque la bataille est terminée, les morts sont fouillés et parfois dépouillés du meilleur de leurs effets : pénurie fait loi.. Cette coutume est rapportée par deux fois dans les mémoires de Chevalet. Voici ce qu’il vécut après le combat de Pordenone ( Italie ), en 1809 : – Nous arrivâmes bientôt tous les six sur notre petit champ de bataille, où nous trouvâmes tous nos hussards morts : nous en comptâmes au premier abord 47 étalés sur l’espace de terrain que nous avions occupé ; là, après avoir tout bien observé, nous mîmes pied à terre et examinâmes ces infortunés hongrois. Dans le nombre, j’aperçus un officier frappé d’une balle au dessous de l’oeil : je trouvai sous son casaquin (manteau porté sur l’uniforme) une montre en or, une petite ceinture de cuir garnie d’argent, une belle bague et une bonne paire de bottes qui faisait mon affaire : je lui pris tout, ainsi qu’un bon gilet de drap vert et sa ceinture à la hussarde en tresses vertes, noeuds jaunes en poils de chèvre.Le second fait rapporté par Cbevillet se déroule sur le champ de bataille de Raab, en 1809 : –Je trouvai un officier italien… un chef de bataillon… je lui ôtai ses épaulettes tissées d’argent fin, dont une à gros grains, son beau sabre dont la poignée était en ébène et la monture en argent massif le fourreau et le ceinturon aussi garnis d’argent ; je trouvai sur lui une belle montre en or. je trouvai aussi sa croix de mérite de l’ordre de la Couronne de Fer -.
Lorsque la bataille est terminée, les morts sont fouillés et parfois dépouillés du meilleur de leurs effets : pénurie fait loi.. Cette coutume est rapportée par deux fois dans les mémoires de Chevalet. Voici ce qu’il vécut après le combat de Pordenone ( Italie ), en 1809 : – Nous arrivâmes bientôt tous les six sur notre petit champ de bataille, où nous trouvâmes tous nos hussards morts : nous en comptâmes au premier abord 47 étalés sur l’espace de terrain que nous avions occupé ; là, après avoir tout bien observé, nous mîmes pied à terre et examinâmes ces infortunés hongrois. Dans le nombre, j’aperçus un officier frappé d’une balle au dessous de l’oeil : je trouvai sous son casaquin (manteau porté sur l’uniforme) une montre en or, une petite ceinture de cuir garnie d’argent, une belle bague et une bonne paire de bottes qui faisait mon affaire : je lui pris tout, ainsi qu’un bon gilet de drap vert et sa ceinture à la hussarde en tresses vertes, noeuds jaunes en poils de chèvre.