Les belles étrangères et les Grognards de Napoléon

On ne surprendra personne en écrivant que les observations portées sur les femmes, du nord au sud, et de l’est à l’ouest de l’Europe ne font pas défaut. Il sera plein d’intérêt de savoir comment nos ancêtres virent toutes ces femmes, femmes douces, cruelles, jolies, laides, passionnées ou résignées, dont ils croisèrent le chemin au cours de leurs onze années de transhumance guerrière.

Les belles étrangères et la nonchalance des Viennoises

Le langage est à peu près identique chez les soldats français qui se trouvaient à Vienne en 1809. La prostitution y était plus immorale mais moins scandaleuse qu’ à Paris. On ne comptait que cent quinze filles publiques enregistrées ; elles n’avaient point la permission de provoquer les passants et elles se promenaient sur les boulevards ou au Prater. Elles n’avaient pas le droit d’aller chez elles avec leur client mais pouvaient se rendre chez le client ou dans une auberge. Leur santé n’était pas inspectée par la police mais elles étaient arrêtées à la moindre plainte.
Il y avait à Vienne en 1809 quatre maisons publiques: depuis l’arrivée des Français, on voyait un grand nombre de courtisanes non enregistrées, de mères proposer leur fille, de grisettes conduisant leur galant chez leur père, qui, sans quitter son ouvrage, ouvrait sa chambre à coucher et saluait poliment l’amant de passage. Les juifs et les moines se chargeaient de faciliter les intrigues d’un plus haut rang. Le manque de nourriture après le siège de Vienne en 1809 conduisait même des comtesses et des baronnes à proposer leurs bijoux en échange de nourriture et à défaut à finir par se proposer. Un officier français ira jusqu’à dire :  » Sur dix femmes qu’on rencontrait à Vienne pendant notre occupation, neuf étaient des dames de moyenne vertu« .
Les maladies syphilitiques étaient assez rares à Vienne avant l’arrivée des Français d’après les médecins elles centuplèrent en un mois. Les Français trouvaient qu’il n’y avait rien de plus doux qu’une Autrichienne. car chez elle l’amour est un culte et de plus, quand elle s’attache à un Français elle l’adore dans toute la force du terme.

Les belles étrangères et les italiennes et espagnoles

Les belles étrangères et les Grognards de Napoléon

La préférence des soldats français allait très largement aux Italiennes qui passaient pour être peu cruelles et de moeurs faciles; elles se livraient avec tout l’abandon de la passion ou du désir: les Allemandes s’offraient presque sans résistance et elles n’attachaient pas plus d’importance aux faveurs qu’elles accordaient qu’elles n’y prenaient de plaisir. Le général Desaix écrivait en 1797 que les Italiennes avaient le venin de l’amour et le mal de Naples sévissait particulièrement en Italie et en Espagne. Les filles et femmes espagnoles étaient « avides de plaisir, surtout de ceux de l’amour« . « Je me meurs pour le militaire français » était la phrase habituelle qui faisait la joie de toute l’armée de la Péninsule.

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