La bouquetière ambulante

La bouquetière ambulante est une petite marchande de fleurs coupées

La bouquetière ambulante est une petite marchande de fleurs coupées

Souriante, la petite marchande de fleurs coupées interpelle la promeneuse : « Madame, achetez-moi un petit bouquet ! Dix centimes, deux sous ! » Le soir, la bouquetière se tient devant les cafés et les grands restaurants, dont elle franchit la porte, lorsque le gérant ne s’y oppose pas, pour aller de table en table proposer ses roses aux messieurs, qui ne sauraient se dérober lorsqu’ils sont en galante compagnie. On la retrouve aussi au sortir des théâtres et des music-halls, prolongeant ainsi, à sa manière, le spectacle.

La bouquetière ambulante ne manque jamais de flair

La bouquetière ambulante ne manque jamais de flair

Le cinéma, le théâtre et les chansons donnent de la marchande de fleurs des rues l’image d’une jolie jeunette, insouciante et gaie comme un pinson.
Si dans la réalité, il en va parfois tout autrement, la bouquetière ambulante ne manque jamais de flair au coin d’une rue ou à la terrasse d’un restaurant, pour reconnaître au premier coup d’oeil les amoureux, de loin ses meilleurs et plus fidèles clients.

Les petites marchandes au panier

Les fleuriste en 1900

Un abîme sépare la petite marchande au panier ou à la hotte de la fleuriste « arrivée » dont la boutique, au marché de la Madeleine, accueille une clientèle huppée. À deux pas de la Seine, le marché aux fleurs de la Cité n’a pas la même classe, mais il a pour lui la gaieté et le pittoresque, un choix plus vaste et des prix plus abordables. Un peu partout dans la capitale, le chaland rencontre des kiosques ou des petites voitures de fleurs pareilles à celles des marchandes des quatre-saisons. Et puis encore, ici et là, des marchandes ambulantes d’un certain âge, que leurs jambes fatiguées incitent à s’adosser sagement le long des quais de la Seine, laissant aux cadettes le plaisir de parcourir les rues.
C’est aux Halles que viennent s’approvisionner les fleuristes. Entre 4 heures et 8 heures du matin. Chacune achète selon ses moyens et la clientèle à satisfaire. La vente des fleurs se fait dans une allée, entre deux pavillons. D’un côté se tiennes les commissionnaires aux fleurs du Midi, de l’autre les maraîchers de la banlieue parisienne. Ceux de Vitry, par exemple, où l’on pratique avec succès la culture intensive du lilas en serre. Certaines espèces coûtent parfois des prix exorbitants. Le 31 décembre 1901, les oeillets d’Antibes atteignent jusqu’à 7 F la douzaine, soit l’équivalent de deux jours de salaire d’une employée de magasin. Les plus modestes de ces marchandes de fleurs, celles dont le fond de commerce tient tout entier dans une voiturette, dans un panier ou dans une hotte, se contentent de faire le tour des étalages. Elles attendent le fatidique coup de cloche de 8 heures, qui obligera commissionnaires et maraîchers à se débarrasser à bas prix des lots de fleurs qui leur restent. Elles devront vendre ceux-ci très vite dans la journée, avant qu’ils n’achèvent de se faner.

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