L'exode des enfants avant la bataille d'Angleterre

 Ce reportage s’intéresse à l’exode des enfants avant la bataille d’Angleterre.

L'exode des enfants anglais pour la campagne

L'exode des enfants anglais pour la campagne

En 1939 et 1940, pareils à des conscrits, des enfants anglais se rassemblaient sans le moindre enthousiasme sur les quais des gares et aux points de ramassage des agglomérations anglaises. Ils quittaient la ville pour se rendre à la campagne ou en grande banlieue, en compagnie de leurs instituteurs. Chaque gosse était soigneusement identifié par une carte, muni d’un masque à gaz, d’une brosse à dents, d’une serviette de toilette et de sous-vêtements de rechange. Comme la plupart des vrais soldats, ces enfants ne connaissaient pas leur destination. D’aucuns paraissaient effrayés, d’autres pleuraient, mais un grand nombre néanmoins réussissaient à faire bonne figure avant de partir vers l’inconnu.
Le voyage commençait bien pour la plupart d’entre eux, mais des problèmes se posaient dès leur arrivée dans leur nouveau foyer. Dans certaines localités, les gens, qui percevaient du gouvernement une modeste allocation, s’emparaient de ceux qui paraissaient les plus présentables, laissant au personnel responsable du placement le soin de s’occuper des plus misérables. Certaines familles d’accueil jugeaient «leurs enfants» sales et grossiers.

Les enfants anglais découvraient le lait ses vaches

Exode des enfants anglais en 1940

Malgré les quelques heurts, voire l’hostilité, qui marquèrent donc les débuts de cette expérience, l’évacuation des enfants se révéla en général satisfaisante. De nombreuses familles finirent par aimer leurs protégés et restèrent, par la suite, en relations étroites avec eux pendant très longtemps. La plupart des petits réfugiés s’amusèrent pendant ces vacances forcées à la campagne: ils purent gambader à coeur joie dans l’herbe, découvrir que les pommes poussaient sur un arbre et que le lait provenait de la vache, qu’un gosse décrivit comme un animal ayant «six côtés… et une tête pour y faire pousser des cornes».

Deux millions d'enfants évacués

En l’espace de deux ans, deux millions d’enfants environ furent évacués à la campagne. On y transféra également de jeunes mères de famille, des femmes enceintes, des infirmes et des personnes âgées. Certains enfants rentrèrent chez eux au bout de quelques semaines; d’autres restèrent dans leurs foyers d’adoption jusqu’à la fin de la guerre. Dans les villes, comme le disait un père de famille, «nous étions mieux à même de faire face aux nazis sans avoir à nous préoccuper du sort de nos mioches».

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