Les derniers moments de Pétion

Faute de caractère, il n’a eu qu’un demi destin, peut-être injuste

Robespierre considérait Pétion comme un ennemi

Avocat et fils d’avocat, Pétion siège à la Constituante. Il est chargé avec Barnave et Latour Maubourg d’aller chercher le roi après sa fuite à Varennes.
Nommé maire de Paris le 16 novembre 1791, il est suspendu de sa charge après la prise des Tuileries, qu’il n’avait pas su éviter, mais est rétabli dans ses fonctions le 14 juillet. A la suite de la journée du 10 août, la Commune le maintient dans son poste et il est réélu maire de Paris en octobre 1792 sans avoir même déposé de candidature. Il donne alors sa démission.
Pétion entre ensuite à la Convention ; il réussit à conserver une certaine neutralité dans le conflit entre Girondins et Montagnards. Il propose lui-même que le roi soit jugé par l’Assemblée. Malgré tout, une forte tension existe entre Pétion et Robespierre et son exclusion est demandée en même temps que celle de plusieurs Girondins.

Pétion se suicide le 18 juin 1794

Les Girondins ayant été proscrits le 2 juin 1793, Pétion ne pouvait que subir le même sort. Le 9, il fut décrété d’arrestation. Il put quitter Paris à temps avec Guadet; ils s’enfuirent à Caen, pour y retrouver leurs amis; de là, ils partirent en Bretagne, d’où ils s’embarquèrent pour Bordeaux. Pétion réussit à rester caché chez une parente de Guadet jusqu’en juin 1794; déjà, quelques-uns des proscrits avaient été retrouvés et guillotinés. Plutôt que d’être pris dans leur cache près de Saint-Émilion, Pétion et Buzot s’enfuirent, puis errèrent dans les bois : on retrouva leurs cadavres à moitié dévorés par les loups, le 18 juin 1794. Ils s’étaient sans doute suicidés.

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