Chasser les prostituées à la Grande Armée

Malgré toutes les tentatives de réglementation les maladies vénériennes restaient avec le typhus et la gangrène la cause première des maladies dans les hôpitaux.

Chasser les prostituées à la Grande Armée

Les grognards et les prostituées de la Grande Armée

Les généraux essayaient parfois de limiter les dégâts et de chasser les prostituées. Dans l’austère corps de Davout, un ordre du jour daté du 18 mai 1811 « prescrivait aux officiers de santé des corps de visiter tous les huit jours les sous-officiers et soldats pour s’assurer qu’ils n’étaient pas atteints de maladie« .
Un an plus tard un règlement fut affiché à l’attention des troupes de la garnison de Rostock : Art.10. Toute fille se promenant seule avec des soldats. sera arrêtée et conduite à la prison de Rostock. Art.11. Toute fille arrêtée la nuit dans le camp, aura les cheveux coupés, la figure noircie et sera promenée dans les lignes. Art 14. Tout militaire ou autre attaché à la division trouvé dans une maison de filles publiques, sera envoyé pour quinze jours à la garde du camp« .

Des lois et mesures jamais appliquées contre les prostituées

Depuis les guerres de la première République le nombre sans cesse croissant des femmes aux armées avait fait l’objet de diverses réglementations très peu respectées dans la pratique. La loi du 30 avril 1793 autorisait quatre blanchisseuses par bataillon à condition de porter la marque distinctive de leur fonction. Pendant la première campagne d’Italie, un ordre du jour du 28 mars 1797 réaffirmait les termes de la loi de 1793.
A côté de ces textes sans cesse renouvelés et très peu appliqués les régiments avaient leurs propres règles ; le 12e chasseurs à cheval n’autorisait en 1800 qu’une cantiniere et une blanchisseuse par escadron. En l’an VIII c’étaient quatre cantinières ou blanchisseuses qui étaient autorisées par bataillon (ou deux par escadron).
En Autriche. un ordre du jour rendu par Berthier le 6 septembre 1809 tentait de régler le nouveau mode de recrutement des vivandières et blanchisseuses. Les titulaires devaient avoir une patente en règle pour exercer leur activité. Dans la pratique fa mouvance des armées ne permettait pas une application stricte de toutes ces régies édictées au nom de la morale.

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La petite histoire
Les filles publiques

L'armée utilisait dans ce domaine tout un argot particulier : le militaire dansait au bastringue. s'il rencontrait l'âme soeur, ii avait son pain quotidien.
Les filles publiques étaient des grisettes ou des gibernes, les filles faciles des rouleuses quand elles exerçaient dans une rue spéciale c'était la rue des poux volants et les maisons closes étaient des musikos.
Le soldat offrait sa valeur sentimentale, ou plus, c'était le tric-trac. Parfois il attrapait la gale, c'était la charmante (à cause du repos qu'elle procurait à l'hôpital) ou plus c'était le mal de Naples , l'avarie ou la chaude-lance.

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