Les enterrements... Sans prêtres ni croix
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Le 5 octobre 1793, la Convention, pour déchristianiser la société, supprime, en imposant le calendrier républicain, les dimanches et fêtes. Noël, Pâques, Pentecôte, l'Assomption, la Fête-Dieu, la Toussaint disparaissent. Elle fait enlever les noms de prétendus saints des villes, places, avenues et rues.
Par le décret du 16 brumaire, an II (6 novembre 1793), elle autorise les communes à supprimer les paroisses ce qui a pour effet d'anéantir l'Eglise constitutionnelle, oeuvre de la Révolution ! Le 20 brumaire, Notre-Dame de Paris est transformée en Temple de la raison.
Deux arrêtés prescrivent que les enterrements se feront sans prêtre et sans croix. Le 21 novembre, les restes de sainte Geneviève sont jetés sur un bûcher, place de Grève, « pour y expier le crime d'avoir servi à propager l'erreur et à entretenir le luxe de tant de fainéants » (comprendre : de prêtres).
En décembre, les fermetures d'églises se généralisent et. on descend les cloches. Enfin, les cultes catholique et protestant sont interdits. Les églises resteront fermées jusqu'en 1800.
Couvents et séminaires sont transformés en casernes et prisons ou voués à la démolition comme le monastère de Cluny et sa magnifique abbatiale romane.
L'opinion publique n'adhère pas à la déchristianisation. Les gens opposent la force d'inertie aux mesures qu'ils n'admettent pas. Ils manifestent leur attachement au dimanche. Ils veulent les cloches, les processions, les pèlerinages et leurs cantiques, les fêtes votives, les statues de la Vierge Marie, des saints patrons des villages, des paroisses, des métiers, les confrèries.
Ils tiennent au baptême et aux obsèques religieuses. « Contre les entreprises de déchristianisation, écrit le professeur Cholvy, se dressa la frange la plus large de la population. »
fermeture des églises en 1793
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Prêtres réfractaires