Répudiation et divorce
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repudiation grece

Un mari a toujours le droit de répudier sa femme, même s'il n'a aucun motif à faire valoir. L'adultère de l'épouse, lorsqu'il est juridiquement établi, rend même obligatoire la répudiation, sous peine d'atimie pour le mari.
La stérilité devait être une cause fréquente de répudiation : en effet, puisqu'un homme se mariait principalement pour assurer la continuité de la famille et de la cité, il ne faisait, en renvoyant sa femme stérile, que remplir une obligation patriotique et religieuse. D'autre part, la grossesse de la femme n'était pas un obstacle à la répudiation. Mais le mari qui renvoyait sa femme devait rendre la dot, et cette obligation constituait le seul frein —mais dans de nombreux cas, sans doute, un frein efficace — à la multiplicité des divorces.
Si le divorce par la volonté du mari n'est soumis à aucune formalité, il en va tout autrement de la séparation souhaitée par l'épouse, puisque celle-ci est placée par les lois dans un état permanent d'incapacité. La femme n'a qu'un recours : c'est d'aller trouver l'archonte, protecteur naturel des incapables, et de lui remettre un écrit où sont exposés les motifs sur lesquels elle fonde sa demande de séparation.
C'est l'archonte qui, seul, apprécie la gravité des offenses subies par l'épouse, et il est fort probable que l'infidélité patente du mari ne suffisait pas à lui faire décider la séparation, car les moeurs toléraient parfaitement la liberté sexuelle du mari, mais les coups et mauvais traitements subis par l'épouse devaient constituer un motif valable, s'ils étaient établis par l'enquête. Cependant, l'opinion publique était défavorable aux femmes qui se séparaient ainsi de leur mari.

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