Le brouillard se déchire
rideau
Sur le plateau de Valmy, les trois couleurs de la Révolution flottent au soleil levant. Les « tailleurs » et les « savetiers », comme les appellent les émigrés, demeurent immobiles sous le feu ennemi.
A leur tour, les boulets français frappent : plus de vingt mille boulets sont tirés. La terre tremble. Kellermann, le chapeau au bout de son sabre, parcourt les rangs de ses soldats en criant :
— Vive la nation!
Le Ça ira jaillit comme une menace.
Brunswick, déconcerté par la fermeté de ses adversaires, juge l'opération manquée et, avant même que ses troupes aient abordé les lignes, arrête l'assaut. La bataille avait coûté 300 à 400 hommes aux Français et 84 aux Prussiens.
Une bruyante rencontre si l'on considère les faits, mais un grand événement si l'on en regarde les conséquences. Une armée battue d'abord sans combattre et qui, sous la poussée du vainqueur, fait front, se transfigure et devient si ferme qu'elle se fait craindre et qu'à son tour l'adversaire est contraint à la retraite.
Sans le savoir, les soldats de Valmy venaient de fonder la République.
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La victoire de Valmy