Les différents présidents du Tribunal
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Installé le 28 mars dans l'ancienne Grand' chambre du Parlement de Paris, ce Tribunal est d'abord présidé par Montané, avocat toulousain devenu juge de paix. C'est sous sa présidence que se déroule le procès de Charlotte Corday. Pour avoir cherché à sauver la meurtrière de Marat, il est destitué et emprisonné le 30 juillet 1793. Montané est remplacé par Hermann, président du Tribunal du Pas-de-Calais, ancien substitut de l'avocat général au Conseil d'Artois avant 1789, appelé à Paris par Robespierre qui le connaissait ; Hermann préside le Tribunal pendant le procès de Marie-Antoinette et des Girondins. À la suite du procès Danton, il est remplacé par René-François Dumas, originaire de Lons-le-Saulnier où Robespierre le Jeune l'avait repéré lors d'une mission dans le Jura. D'abord vice-président, à partir du 26 septembre 1793, il est nommé président le 8 avril1794.
Ces changements à la tête du Tribunal révolutionnaire accompagnent une radicalisation du régime de la Terreur. Une relative modération est encore perceptible dans les premiers mois de son fonctionnement, alors que s'engage la lutte entre Girondins et Montagnards. Le Tribunal est pour l'heure attentif au maintien d'une procédure qui inclut l'interrogatoire du prévenu, l'écoute des témoins et de la défense, d'où des procès qui peuvent se dérouler sur plusieurs jours. Au total, entre avril et octobre 1793, Le Tribunal examine le cas de 300 prévenus et prononce 89 peines de mort. Parmi les procès les plus célèbres figure celui de Marie-Antoinette. Il se déroule du 14 au 16 octobre et s'achève par une condamnation à mort. À partir de l'automne 1793, la Terreur est officialisée. La Convention vote le 17 septembre la loi des suspects qui permet de faire arrêter tout ennemi supposé de la Révolution, sur simple dénonciation. Entre septembre 1793 et août 1794, un demi-million de suspects sont ainsi arrêtés.
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