Un instrument d'épuration
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En octobre commence la «dictature judiciaire ». Le 29, le tribunal d'exception prend le nom de «Tribunal révolutionnaire », alors que se déroule le procès des Girondins. Quelques jours plus tard, il condamne à mort Philippe Égalité, autrement dit le duc d'Orléans, cousin du roi et régicide, qui est exécuté le 7 novembre. Puis le Tribunal juge Mme Roland, égérie du groupe des Girondins qui monte sur l'échafaud le 8 novembre. Trois jours plus tard, c'est le tour de l'ancien maire de Paris, Bailly, emprisonné depuis juillet et accusé d'avoir pris parti pour la reine.
Près de 500 autres prévenus sont également condamnés à mort, entre octobre 1793 et avril 1794. Le Tribunal ne condamne plus seulement des prêtres, des nobles ou des émigrés. Il est aussi l'instrument de l'épuration d'une partie des partisans de la Révolution, à commencer par la mise en accusation du groupe des Hébertistes, du 21 au 24 mars, suivi par le procès de Danton et de ses amis du 4 au 6 avril. Le rôle de Robespierre dans cette mise à l'écart est d'ailleurs décisif.
Appel des condamnés en 1793
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Tribunal révolutionnaire