Que sont-ils devenus ?
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Comme beaucoup de révolutionnaires, les principaux
personnages impliqués dans le procès de Louis XVI
connaissent un sort tragique. Charles Dufriche-Valazé est traduit devant le tribunal révolutionnaire et condamné à mort. À l'énoncé de la sentence, le 30 octobre 1793, il s'enfonce dans le coeur un poignard dissimulé sous ses vê tements. Le ministre girondin Jean-Marie Roland échappe à l'arrestation, s'enfuit à Rouen, mais, à la nouvelle de l'exécution de sa femme, se transperce avec sa canne-épée. Marat est assassiné par Charlotte Corday le 13 juillet 1793. Louis-Philippe Joseph, duc d'Orléans, dit Philippe Égalité est guillotiné le 6 novembre 1793, Saint-Just et Robespierre le sont à leur tour le 28 juillet 1794. Jean-Baptiste Mailhe, élu de Haute-Garonne, et le député vendéen Charles Morisson échappent au «rasoir national» et finissent leurs jours dans leur lit, tout comme Bertrand Barère de Vieuzac, l'un des grands pourvoyeurs de la guillotine, ou François Gamain, le serrurier, qui meurt à Versailles en mai 1795, après que la République l'a pensionné.
Les défenseurs de Louis XVI connaissent des destins différents. Le courageux Malesherbes (gauche), qui s'était porté volontaire pour défendre le roi, est guillotiné le 22 avril 1794. Romain Desèze devient sous la Restauration pair de France et académicien. Échappant à la Terreur, l'avocat Tronchet participe à l'élaboration du Code civil. Ses cendres seront transférées au Panthéon en mars 1806.
Malesherbes défenseur de Louis XVI
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Mort de Louis XVI