Le 11 décembre 1792
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Le 11 décembre 1792, Louis Capet est traduit à la barre de la Convention, où il est accueilli par un silence glacial. Il ignore ce qui l'attend. Sa barbe de trois jours le rend pitoyable, mais, la tête haute, il garde un air de majesté. Le président de séance, le cynique Barère de Vieuzac, fait lire par un secrétaire l'acte d'accusation démontrant qu'il a «commis une multitude de crimes pour établir sa tyrannie en détruisant la liberté ». Puis il égrène les faits, parfois ahurissants, ajoutant après chaque article : Qu'avez-vous à répondre ?
Tout y passe: la suspension des états généraux, la défense de la Bastille, son refus de reconnaître la Déclaration des droits de l'homme, la cocarde nationale foulée aux pieds dans des «orgies» perpétrées sous ses yeux, ses relations avec les puissances étrangères, sa volonté de saboter la défense nationale, la journée du 10 Août, où il a fait tirer sur le «peuple »... Louis explique, conteste, proteste, nie farouchement, démontre qu'il a toujours agi dans la légalité la plus parfaite. Il justifie même ses discussions secrètes avec Mirabeau, antérieures à son acceptation de la Constitution. L'interrogatoire dure quatre heures, sans notes, sans avocat ni audition de témoins à décharge. Malgré l'opposition de Marat et de Robespierre, la Convention accorde des conseils à l'accusé, mais le sépare de sa famille.
Séparation de Louis XVI et Marie Antoinette
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