Les Montagnards veulent la tête des Girondins
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reunion des girondins en 1793 avant la chute
136 Girondins avaient devant et contre eux 267 Montagnards. Entre eux, siègeait le Marais ou la Plaine. Les Girondins menèrent un combat d'arrière garde en jouant un rôle politique important dans la Commission des Douze créée, sous leur instigation, le 18 mai 1793, pour enquêter sur les agissements de la Commune.
La Commission des Douze crut frapper un grand coup en faisant arrêter le 24 mai Hébert qui, grâce à son journal le Père Duchesne, montait les esprits contre les Girondins. Mais, dès le 27 les sections parisiennes qui apportaient aux Montagnards un soutien acharné firent libérer Hébert.
Les Girondins avaient encore essayé de sauver la situation en délibérant dans le calme et le respect des lois. Mais ils se trouvaient maintenant acculés par leurs adversaires qui les accusaient de fédéralisme. Il leur était reproché de s'appuyer sur les 83 départements et de vouloir en faire des Etats. Les soulèvements de Bordeaux, Marseille et Lyon leur étaient aussi imputés.
Les événements se précipitèrent pour le plus grand malheur des Girondins.
Le 26 mai, au club des Jacobins, Robespierre appela le peuple de Paris à l'insurrection. « Quand le peuple est opprimé, quand il ne reste plus que lui-même, celui-là serait un lâche qui ne lui dirait pas de se lever. C'est quand toutes les lois sont violées, c'est quand le despotisme est à son comble, c'est quand on foule aux pieds la bonne foi et la pudeur que le peuple doit s'insurger. Le moment est arrivé. »
Le 27 mai les sections parisiennes apportèrent aux Montagnards leur soutien dans la lutte qui les opposait aux Girondins.
Les Montagnards passèrent à l'action et, soutenus par le peuple de Paris, vinrent réclamer la tête des Girondins à la barre de la Convention. Dans la nuit du 30 mai au 31 mai 1793 le tocsin sonna, tandis que les 35 sections de la capitale, sous le commandement d'Hanriot, s'insurgeaient, soutenues par l'armée des sans-culottes.
Le 31 mai, des pétitions furent déposées sur le bureau de l'Assemblée ; les plus inquiétantes étaient la demande d'arrestation de vingt-deux députés brissotins et l'organisation d'une armée révolutionnaire. La Commission des Douze fut supprimée, mettant fin aux dernières prérogatives politiques des Girondins.
Robespierre, Marat et Danton avaient en fait conquis le pouvoir, qu'il semblait impossible de reprendre avec Paris. Les Girondins se réunirent pour examiner les possibilités d'un soulèvement dé la province contre la dictature parisienne qui comptait une force armée de 80 000 à 100 000 hommes disposant de soixante canons.
C'est ce soutien militaire qui permit aux Montagnards de poursuivre leur action violente.
L'émeute reprit dans la nuit du ler au 2 juin et la Convention se réunit, entourée par 600 hommes en armes.
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La chute des Girondins