Le procès des Girondins
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arrestation des Girondins
Le procès des Girondins arrêtés fut assez long à s'organiser. Leurs adversaires commençaient à s'agiter et Hébert mena dans le Père Duchesne une campagne acharnée, surtout contre Brissot qui préparait un long mémoire pour sa défense. Les clubs harcelèrent Fouquier-Tinville pour que l'affaire vienne au tribunal. Le procès des Girondins et d'autres députés victimes de dénonciations et prévenus de conspiration fut ensuite rapidement mené, entre le 4 et le 30 octobre 1793.
Il se déroula dans une quasi-indifférence. Le mois d'octobre était dur pour les Parisiens, surtout préoccupés par les difficultés alimentaires : pénurie de pain et d'autres denrées.
L'acte d'accusation d'André Amar fut impitoyable et les charges, retenues contre les Girondins après l'audition de témoins spécialement choisis, lourdes. La principale était d'avoir voulu porter l'insurrection en province en y plaçant la souveraineté nationale.
Après le réquisitoire de Fouquier-Tinville, les vingt-et-un accusés furent condamnés à mort le 30 octobre pour « conspiration contre l'unité, l'indivisibilité de la République, contre le bien et la sûreté du peuple français ». Malgré leurs cris de protestation les condamnés furent reconduits en prison et prirent ensemble leur dernier repas.
execution des Girondins
C'est dans quatre charrettes qu'ils arrivèrent le lendemain 31 octobre place de la Révolution, une cinquième contenait le corps de Valazé qui pour échapper à la guillotine s'était frappé d'un coup de poignard au coeur.
La guillotine fonctionna à Lyon et à Bordeaux. A Nantes, les noyades de Carrier mirent le comble à l'horreur. Rennes et Angers ne devaient pas non plus être épargnés par la Terreur. Ce coup de force du 2 juin 1793, qui avait éclaté à Paris, s'était répercuté dans le reste de la France. La réaction fut vive dans certaines régions. L'événement le plus marquant, qui en fut une des conséquences, fut l'assassinat de Marat, le 13 juillet, par Charlotte Corday, qui avait rencontré à Caen Buzot, Salles, Pétion, Barbaroux et Louvet de Couvray après leur fuite.
Les Girondins avaient payé cher leur prédominance politique d'autrefois et leurs attaques contre les désordres et les mesures d'exception. Ils avaient essayé de faire passer leurs idées dans les journaux, à la tribune de l'Assemblée, dans les clubs ; mais ils avaient échoué. La vengeance fut terrible.
Après les Girondins furent éliminés les hébertistes et les dantonistes et Robespierre exerça, surtout à partir d'avril 1794, la dictature morale à laquelle il aspirait.
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La chute des Girondins