Le fossé se creuse
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vergniaud pierre
Lorsque les élections avaient fait entrer le 1er octobre 1791 une nouvelle génération de députés à la Législative, tous ces hommes avaient pour but de faire progresser la Révolution. S'ils avaient quelques divergences de vue, personne ne pouvait alors penser que l'Assemblée se scinderait en deux camps, qui deviendraient des ennemis irréconciliables.
L'affaire de Varennes avait déjà divisé les « patriotes » (qualification du temps pour les partisans de la Révolution) en monarchistes constitutionnels et Jacobins. Le fossé se creusa encore en janvier 1792 à cause de la déclaration de guerre à l'Autriche. Et ce climat de haine réciproque, qui baignait l'Assemblée, fut entretenu dans la capitale et dans les grande villes françaises par les clubs.
Deux groupes s'affrontèrent désormais : les Girondins et les Montagnards.
Au cours de l'été torride de 1792 les polémiques ne firent que s'exacerber à l'Assemblée et dans les clubs, tant et si bien que les enragés l'emportèrent dans la journée sanglante du 10 août 1792 qui provoqua la chute de la monarchie, la prise en otage de la famille royale et la proclamation de la République.
Les insultes se firent plus violentes à la Convention contre les Girondins « parti opposé à la révolution du 10 août ». De part et d'autre on se traitait de scélérats.
Les Jacobins entreprirent de dominer l'opinion contre leurs adversaires Ontiques qu'ils continuaient à appeler les « Brissotins ». Après l'exécution du roi, Marat déploya ses efforts contre « la faction ennemie » qui avait le front de vouloir disputer le pouvoir aux Montagnards.
La rupture des relations diplomatiques entre la France et l'Angleterre le 24 janvier, suivie de la déclaration de guerre par la Convention à l'Angleterre et à la Hollande, était l'aboutissement de la politique girondine, mais cette décision allait encore faire le jeu des Montagnards qui prirent en main la politique militaire.
Le 8 mars 1793, Danton avait fait voter par la Convention l'envoi de commissions dans les sections de Paris pour provoquer une recrudescence de patriotisme en les informant des désastres militaires en Belgique.
Les Girondins ne purent s'opposer aux mesures dites de Salut public, notamment la création, le 10 mars, du Tribunal révolutionnaire que Vergniaud appela une inquisition vénitienne et dont lui et ses amis dénoncèrent les dangers, l'arbitraire et qui entraînait la légalisation de la Terreur.
Dans les premiers jours de mars débuta l'insurrection vendéenne, qui fut déclenchée par le décret de la Convention sur la levée de 300 000 hommes.
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La chute des Girondins