Carrier le psychopathe
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Après la bataille de Savenay (23 décembre 1793), qui marque la fin de « l'armée catholique et royale », les exécutions se multiplient ; les noyades se poursuivent pendant tout le mois de janvier, sans qu'on puisse en reconstituer le détail, ni faire le décompte précis des victimes (1 800 au minimum, 4 800 au maximum). Pendant toute cette période, le comportement de Carrier devient inquiétant. Il a des périodes d'activité fébrile, préside à des fêtes révolutionnaires, entre en conflit avec la Société populaire, frappe à coups de plat de sabre et destitue le général Moulin (le futur Directeur), qui avait promis le pardon à des rebelles ; donne l'ordre au général Haxo d'exterminer tous les habitants de Noirmoutier.
Puis il tombe dans des accès de psychose maniaco-dépressive : il se claquemure à l'hôtel Villestrieux, puis dans une maison des faubourgs, n'apparaît plus guère en public, fait interdire sa porte et menace de sabrer ceux qui réussissent à forcer la consigne.
Tout cela se termine au début de février 1794 par une crise violente et par le rappel de Carrier. Celui-ci avait donné l'ordre d'arrêter tous les courtiers, tous les interprètes et tous les marchands de produits de première nécessité, ce qui avait suscité des remontrances de la municipalité.
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Jean-Baptiste Carrier