Plus de paix, plus de misericorde
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Carrier ne semble avoir joué aucun rôle dans les journées du 31 mai et du 2 juin 1793, qui marquent la chute des Girondins, mais le 12 juillet, il est chargé par la Convention d'une mission en Normandie, où il se rend en compagnie de Pocholle, pour réprimer l'agitation fédéraliste. Il entre à Caen, puis pousse jusqu'à Cherbourg. Comme il le dira lui-même pour sa défense, au cours de cette mission il n'a pas fait couler le sang. Pourtant, de retour à la Convention, il plaide pour une politique dure : « Plus de paix, plus de miséricorde... Il faut que la Convention porte enfin les grands coups. La France indignement trahie réclame vengeance ».
De Normandie, il passe en Bretagne. Le voici à Saint-Malo à la fin du mois d'août 1793, à Rennes en septembre. Le matamore est devenu tranche-montagne : il se réclame de la sansculotterie, adopte le langage ordurier et les manières du Père Duchêne ; il pérore, il arrête; il destitue, il déprêtrise, mais son comportement reste dans les normes admises, qui sont celles de nombreux représentants en mission. Le Comité de salut public décide de l'envoyer à Nantes, ville qui venait d'opposer une résistance victorieuse aux Vendéens, mais passait pour « fédéraliste ».
Nantes en 1793
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Jean-Baptiste Carrier