L'affaire avait été chaude
rideau
L'affaire avait été chaude. Les fédérés marseillais, à eux seuls, avaient perdu 24 tués et 18 blessés, les fédérés de dix-huit autres départements 39 tués ou blessés.
Les pertes des sections parisiennes étaient de 285 tués ou blessés, dont 23 pour la seule section du Finistère (c'est-à-dire le faubourg Saint-Marceau) qui avait soutenu avec les Marseillais l'assaut des Suisses. La section des Quinze-Vingts, la section de Santerre, qui avait joué le rôle dirigeant dans la préparation de l'insurrection, venait aussi au premier rang pour le chiffre de ses pertes : 51 tués ou blessés. Et 42 sections sur 48 figurent sur la funèbre liste.
Le 10 août fut bien l'oeuvre de la grande majorité des sections. La plupart des victimes étaient des hommes du peuple, artisans ou ouvriers. Les bourgeois étaient restés chez eux. Si Camille Desmoulins était sorti avec un fusil, ce n'était pas pour s'en servir. Barbaroux a écrit tranquillement dans ses Mémoires : Des motifs de prudence me déterminèrent à ne pas me mettre à la tête des Marseillais. La chair bourgeoise avait encore trop de prix, à cette époque, pour être transformée en chair à canon.
On ignore le chiffre exact des pertes subies par les défenseurs du château, car aucune enquête officielle ne fut prescrite pour l'établir. Mais on est peut-être au-dessous de la vérité en l'évaluant à 500 ou 600 tués et blessés. La proportion des morts fut beaucoup plus considérable chez les assaillants.
les pertes pour la prise des Tuileries
anecdote
accueil
Accueil
La prise des Tuileries