Les victimes canonisées ou béatifiées
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La période de la Terreur (septembre 1793-juillet 1794) fut la plus sanglante de la Révolution. On estime que sur cinq cent mille personnes incarcérées, dix-sept mille furent condamnées à mort à la suite d'un procès, vingt-cinq mille exécutées sans jugement et quelques milliers moururent en prison et en déportation.
Les tribunaux révolutionnaires qui condamnèrent des prêtres réfractaires et assermentés, des religieux, des religieuses pour des motifs religieux invoquèrent leur fanatisme, mot synonyme de religion pour les conventionnels et, plus précisément, de christianisme.
« Allons au pied du grand autel célébrer la messe rouge ! » s'écria un jour Jean-Baptiste Amar, du Comité de Sûreté générale, conférant ainsi un caractère sacrificiel révolutionnaire à l'échafaud et aux exécutions capitales. L'Eglise a canonisé ou béatifié, outre les victimes des Massacres de septembre, quatre-vingt dix-neuf martyrs d'Angers (sept prêtres, six religieuses et quatre-vingt-six laïcs) guillotinés, fusillés ou noyés ; les quinze carmélites de Compiègne guillotinées à Paris le 17 juillet 1794 ; quatre filles de la Charité, guillotinées à Arras le 28 juin 1794 ; trente-deux sacramentines et ursulines du Vaucluse, guillotinées à Orange du 6 au 26 juillet 1794 ; onze ursulines de Valenciennes, guillotinées les 17 et 23 octobre 1794.
les victimes de la terreur en 1793
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Prêtres réfractaires