Les tricoteuses
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Dans les autres prisons, à la Conciergerie, au Grand Châtelet, au séminaire de Saint-Firmin, au cloître des Bernardins, à Bicêtre, à l'hôpital de la Salpêtrière, partout, pendant les sept jours que durèrent les massacres, les tueurs firent preuve d'un zèle, d'une ardeur dont témoigne cette réflexion de Billaud-Varenne :
Je crois, ma parole, que le sang grise ces gaillards-là mieux que le bon vin!
Seul Marat grognait, trouvant qu'on n'allait pas assez vite en besogne et que trop d' ennemis du peuple échappaient aux sabres et aux piques.
A la Conciergerie et au Grand Châtelet, le tribunal populaire renforça les effectifs des « travailleurs » en offrant la liberté aux détenus de droit commun, à la condition qu'ils travailleraient à leur tour. La plupart, pour ne pas dire tous, acceptèrent cette offre alléchante.
Parmi les détenus libérés sous condition à la Conciergerie, on comptait une soixantaine de femmes. Ces femmes « travaillèrent » avec autant d'ardeur que les hommes et formèrent ensuite le noyau de la troupe de révolutionnaires en jupon, connues sous le nom de tricoteuses.
les tricoteuses en 1792
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Massacres de septembre