Réflexions d'un bon citoyen...
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Réflexions d'un bon citoyen en faveur du divorce, adressées à l'Assemblée nationale
En invoquant la suprême législation en faveur du divorce, l'auteur de cette brochure ne prétend pas favoriser l'inconstance, ou la facilité d'aller de spéculation en spéculation. Il réclame un divorce légal, qui n'aurait lieu que dans certains cas déterminés par la loi : tels seraient l'adultère, la désertion malicieuse d'un des conjoints, les mauvais traitements, l'infamie encourue par quelques actions honteuses, l'incompatibilité bien prouvée des humeurs et des caractères. Alors les époux, dégagés de leurs liens, seraient libres d'en contracter de plus heureux, ou de le tenter, du moins... !
Mais voulez-vous rendre infiniment rares les causes du divorce ? changez vos usages, corrigez vos moeurs, et surtout rendez à l'époux la suprématie qu'il tient de la nature et qu'il a lâchement perdue en se soumettant avec bassesse à la variété perpétuelle que le caprice donne au caractère des femmes.
On ne saurait assez blâmer les maris français qui produisent leurs compagnes dans le monde ; elles s'y dégoûtent des soins paisibles et tranquilles du ménage ; elles sont environnées d'hommes séduisants, célibataires, désoeuvrés : et l'on veut qu'elles soient fidèles !
Un homme doit aimer, respecter son épouse ; supporter avec indulgence ses défauts : mais il doit être le maître. L'instant où la femme se croit l'égale du mari, est celui où la division se manifestera dans l'intérieur; dès lors plus de bonheur dans le ménage, parce que l'amitié des époux étant nulle, ils sont privés de ces soins réciproques qui adoucissent, dans tous les temps, les peines de la vie.
reflexion sur le divorce en 1792
Au reste, rien ne serait plus propre à ramener les bonnes moeurs, la paix et le bonheur dans les ménages, que le divorce. Une femme qui aurait cette salutaire inquiétude, qui saurait que le déshonneur public serait attaché à l'expulsion de la maison de son époux, s'exposerait rarement à ce malheur. Elle aimerait ses devoirs, elle les remplirait, et se concilierait la tendresse de tout ce qui l'entoure...
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Le divorce en 1789