Hébert Jacques
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Il fit partie de la Commune insurrectionnelle qui suivit la prise des Tuileries, puis il fut élu substitut du procureur de la Commune, Chaumette. Avec ce dernier, avec Clootz, Momoro, Ronsin, Vincent, et Rossignol, bientôt général envoyé en Vendée, Hébert se construisit un petit fief au sein de la Commune, et ils se mirent à combattre vigoureusement les Girondins. Après avoir été incarcéré pendant trois jours à l'instigation de ceux-ci au début de mai 1793, il riposta avec force en entraînant la Commune et les « Exagérés » dans les journées du 31 mai et du 2 juin, qui signifièrent la proscription des Girondins.
A partir de là, il reprit en partie le programme économique et social de Jacques Roux et des « Enragés »; il exigea les lois dites du maximum (29 septembre), qui imposaient un maximum pour un grand nombre de denrées de première nécessité, et aussi sur les salaires. Foncièrement athée, il encouragea la politique de déchristianisation, en même temps qu'il favorisait le Culte de la Raison. Il s'attaqua aux Indulgents et aux Dantonistes. Malheureusement, il se crut obligé d'aller jusqu'à l'infamie : c'est lui qui lança la scandaleuse accusation d'inceste contre la Reine, ce qui le discrédita même aux yeux des membres du Comité de Salut Public, et de Robespierre en particulier.
Aussi, lorsqu'au début de mars 1794 il lança aux Cordeliers un appel à l'insurrection, en dénonçant les « endormeurs », ce qui visait surtout l'Incorruptible, la Convention décida, dans la nuit du 13 au 14 mars, sur le rapport de Saint-Just, d'arrêter Hébert et certains des Cordeliers. Après un jugement sommaire, Hébert fut guillotiné, le 24 mars 1794, en compagnie de dix-huit de ses partisans.
Les sans-culottes parisiens n'avaient plus de meneurs. Robespierre n'avait plus d'adversaires de ce côté-là, mais le 9 Thermidor, quand il eut besoin d'eux, il ne put avoir une aide efficace, faute de fortes personnalités.
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