Marat, poignardé le 13 juillet 1793
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A la Convention, il joua un grand rôle dans la chute des Girondins et vint souvent à la tribune, bien que ses discours fussent la plupart du temps accueillis par des huées. Il vota naturellement la mort du Roi. A la fin de mars 1793, il avait acquis une grande popularité, surtout après la trahison de Dumouriez, qu'il avait prévue depuis déjà un certain temps. A la suite de son adresse très violente, le 12 avril, où il demandait aux républicains de s'armer contre le gouvernement et la Convention, il fut décrété d'arrestation... mais acquitté triomphalement par le Tribunal révolutionnaire, le 24 avril.
Sa maladie lui demandant de longs bains pour soulager ses démangeaisons, ce fut dans sa baignoire, alors qu'il travaillait sur une écritoire, que Charlotte Corday le poignarda le 13 juillet 1793; elle était parvenue à s'introduire chez lui en lui annonçant qu'elle avait des révélations à faire. Marat devint un martyr pour le peuple, comme Lepeletier de Saint-Fargeau; pendant un certain temps, leurs bustes furent couramment exposés.
Camille Desmoulins se serait écrié, lors de sa condamnation et celle de Danton : « Si Marat était de ce monde, nous n'en serions pas là. »
la mort de Marat
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