Camille Desmoulin, guillotiné le 6 avril 1794
rideau
Élu député à la Convention par Paris, il siégea sur les bancs de la Montagne et devint le fer de lance de la lutte contre Brissot et ses amis girondins. Mais la condamnation de ceux-ci lui donna un choc. Trop généreux et trop chaleureux pour approuver les excès de la Terreur, il voulut ramener la Révolution dans la voie de l'indulgence. Celui qu'on peut considérer comme le meilleur journaliste de la Révolution, avec Hébert et Marat — en tout cas, le meilleur écrivain — fit paraître alors Le Vieux Cordelier. Dès lors, son ami Robespierre ne pouvait, et ne voulait plus, lui servir de bouclier. Dénoncé aux Jacobins à plusieurs reprises, Camille cessait la publication de son journal en décembre 1793 (Nivôse An II) et il était arrêté, avec Danton, le 30 mars 1794 (10 Germinal An II).
Le 6 avril, il montait à la guillotine, au sortir du Tribunal révolutionnaire, où il venait de déclarer, à son interrogatoire d'identité, qu'il avait « l'âge du sans-culotte Jésus quand il mourut ». Il eut encore le chagrin d'apprendre que son épouse Lucile venait d'être arrêtée — leur petit Horace était encore un bébé. Condamnée sous le prétexte d'une « conspiration des prisons », la jeune femme montait à son tour sur l'échafaud, le 14 avril. Ils s'étaient aimés jusqu'à la fin.
La fin de camille et lucille desmoulin
anecdote
accueil
Accueil
Les Montagnards