Fauchet Claude
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En avril 1791, il fut élu évêque constitutionnel du Calvados, et y prêcha ses principes. Partisan de la loi agraire, ce qui commençait à lui attirer des ennuis, il fut élu par le Calvados à la Législative. Il y demanda l'abolition des congrégations et adhéra à la suppression du costume ecclésiastique. Le 17 août 1792, il réclama la mise hors la loi de La Fayette, mais en septembre, il facilita la fuite de Narbonne, l'ami de Mme de Staël, qui avait été ministre de la Guerre au début de 1792. Accusé également de n'avoir pas soutenu Marat lors de sa mise en accusation, Fauchet fut rayé des Jacobins le mois suivant.
Réélu à la Convention, il chercha en novembre à sauver le Roi, en disant que son décès n'intimiderait pas les factieux, que donc sa condamnation à mort serait une cruauté inutile.
En janvier 1793, il fonda encore Le Journal des amis, mais son influence n'était plus la même, surtout après que l'Assemblée eut pris connaissance de sa lettre épiscopale contre le mariage des prêtres et contre le divorce. Il ne fut pas arrêté le 2 juin avec les Girondins, malgré sa violence contre les Montagnards et la Commune de Paris, mais un décret lui interdit de quitter Paris. L'assassinat de Marat par Charlotte Corday précipita sa chute : en effet, Fauchet la conduisit à la Convention, le jour de son arrivée à Paris; elle s'était adressée à lui comme évêque constitutionnel de son département, sans rien lui dire de ses projets. Chabot le dénonça devant l'Assemblée le 18 juillet 1793. Fauchet fut arrêté, jugé comme complice de Charlotte Corday et des fédéralistes normands. Avant de monter à l'échafaud, il se confessa, après avoir entendu en confession le marquis de Sillery, preuve qu'il était resté prêtre et croyant jusqu'au bout.
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