Versailles devient berceau de la liberté
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Au début de la Révolution, nombre de communes remplacèrent leurs anciens noms par ceux qui évoquaient la philosophie des Lumières. La Liberté enflamma les esprits : Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne) devint BrieLibre, Saint-Nicolas (Manche) Champ-Libre, Mont-Louis (Pyrénées-Orientales) Mont-Libre, Pont-l'Evêque Pont-Libre et, pour mettre un terme à cette énumération fastidieuse, Versailles, « ci-devant résidence des tyrans », s'attribua le titre pompeux de Berceau de la Liberté.
Le culte de la Loi inspira d'autres communes. C'est le cas de SaintEloi dans la Nièvre qui tronqua son nom par un calembour « patriotique » et décida de se nommer Loi ! L'idée d'affranchissement sous forme de l'adjectif franc fut maintes fois reprises : Saint-Amour (Jura) devint Franc-Amour, Le Péage-deRoussillon (Isère) se transforma en Franc-Péage ! Lons-le-Saunier (Jura), en Franciade tout comme la ville de Saint-Denis où reposaient les corps des rois de France.
« L'union des Français » dont l'apogée se situe le 14 juillet 1790, à la grandiose fête de la Fédération à Paris (gauche), émut les imaginations. Des communes voulurent s'appeler soit Union ou Unité voire Réunion.
L'île Bourbon prit donc le nom d'île de la Réunion. Auxi-le-Château (Pas-de-Calais) fut débaptisée à la demande de ses habitants pour le « nom chéri d'Auxi-laRéunion », l'autre surnom rappelant trop la « hideuse féodalité ». Sceaux (Hauts-de-Seine), bourgade marchande de l'Ile-de-France, ajouta fièrement à son nom le qualificatif d'Unité. Hénin-Liétard (Pas-de-Calais) s'attribua généreusement le nom d'Humanité.
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