Détruire tous les symboles
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10 août 1792 : les canons tonnent aux Tuileries ; la monarchie de droit divin vient de s'écrouler. Dès lors, la volonté de détruire tous les symboles de l'Ancien Régime allait déferler et submerger d'innombrables localités de France. Le 5 septembre 1792, une députation de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) annonça qu'elle désirait prendre le nom de Bourgl'Egalité. Le soir même, les législateurs en adoptaient le principe. A partir de ce jour et jusqu'au 14 brumaire an II (4 novembre 1793), un flot ininterrompu de décrets témoigne de l'importance du phénomène.
La révolution démocratique, populaire et, par certains aspects, totalitaire de 1793 voulait bouleverser toutes les valeurs établies. Environ 4 000 noms nouveaux furent enregistrés, l'immense majorité des communes se passant bien souvent de permission pour débaptiser.
Comme entre 1790 et 1792, mais beaucoup plus systématiquement, les noms de saints, de seigneurs et de châteaux fournirent les principales cibles. Ces changements furent demandés pour la majeure partie par les Sociétés populaires. La Convention autorisa de ce fait Bar-le-Duc à devenir Bar-surOrnain (Meuse), Fontenay-le-Comte, à prendre le nom de Fontenay-le-Peuple (Vendée), Nogent-le-Roi celui de Nogentla-Haute-Marne, Bucy-le-Roi celui de Bucy-la-République... les exemples pullulent.
la destruction des symboles de la royauté
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