Les mots peuple, Liberté, fraternité...
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La seconde génération des noms révolutionnaires atteste de l'emprise des sans-culottes. La déesse Liberté se réjouit de l'arrivée de la populaire Fraternité : Cateau (Nord) prit le nom de Fraternité-sur-Seine. L'île de la Cité sortit de son isolement insulaire pour devenir l'île de la Fraternité. La déesse Egalité ne fut pas oubliée : Château-Thierry (Aisne) s'appela donc Egalitésur-Marne.
Une foule de communes accolèrent à leur nom le mot peuple comme La Royville (Seine-Maritime) devenue Peupleville. La république donna son nom à Charenton-sur-Seine qui s'appela donc La République.
Les couleurs nationales contribuèrent également à transformer la tonalité du paysage : Villefranque (Pyrénées-Atlantiques) adopta le nom de Tricolore, Les Eglisesd'Argenteuil (Charente-Maritime) celui d'Argenteuil-Tricolore. Les attributs des sans-culottes comme la pique, le bonnet phrygien... furent mis à l'honneur. Croix-Chapeau (Charente Maritime) s'attribua le nom de Pique-Château, Saint-Bonnet-la-Rivière (Corrèze) celui de Liberté-Bonnet-Rouge.
Dans les Ardennes, Han-les-Moines défroqua son nom pour celui de Han-les-Sans-Culottes. Port-Breton (Vendée) se transforma en Rocher-de-la-Sans-Culotterie et Villedieu (Charente Maritime) n'hésita pas à reprendre le nom de la célèbre chanson La Carmagnole.
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