Les abus de l'ancien temps
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Dans les premiers temps de la Révolution, les patriotes, qu'ils fussent de la noblesse, de la bourgeoisie ou du peuple, dénoncèrent de manière unanime et avec véhémence les abus de l'ancien temps. Nombreuses furent les plaintes qui affluèrent sur les bureaux des comités de l'Assemblée nationale constituante.
Ainsi, le 20 juin 1790, le citoyen Bouche, député des états généraux de la sénéchaussée d'Aix, s'indigna devant ses collègues que dans sa province plusieurs ci-devant seigneurs avaient eu la vanité de donner leur nom de famille à des paroisses. A force d'argent ou de bassesses dans les antichambres de ministres, ils étaient parvenus à obtenir des arrêts du Conseil royal qui ordonnait à ces communautés des noms nouveaux, sous peine d'amendes considérables. Ce fut le cas de Saint-Liébant en Champagne qui dut,. en 1717, s'appeler Estissac du nom d'une terre de M. de La Rochefoucauld ( à gauche ).
Suite à ces récriminations, l'Assemblée nationale constituante décréta que les villes, bourgs et paroisses auxquels les ci-devant seigneurs ont donné leur nom de famille sont autorisés à reprendre leurs anciens noms. Dès mars 1790, des communes avaient devancé les représentants de la nation en reprenant leur nom d'antan.
M. de La Rochefoucauld
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