Joseph Bonaparte, roi d'espagne
rideau
joseph bonaparte

Du coup, l'affaire se précipite. Ferdinand renonce à la couronne. Charles IV, redevenu roi, remet aussitôt ses États au grand Napoléon. En compensation, il recevra une résidence en France — Chambord — et une rente de six millions. Les biens de Godoy sont garantis. Les infants eux-mêmes abdiquent. Quelques jours encore et Napoléon nommera son frère Joseph roi d'Espagne.
Tout est donc fini ? Tout commence au contraire. L'insurrection du « dos de Mayo » est un signal. L'Espagne tout entière va se lever. Pour s'ouvrir le chemin de Madrid, Napoléon devra livrer plusieurs batailles. Quand il entrera dans la capitale, quand il imposera Joseph comme roi, il croira encore avoir achevé sa tâche. Mais c'est toute l'Espagne qui prendra les armes. Jamais Napoléon ne viendra à bout de la guérilla, arme suprême et insipide d'un peuple qui se veut libre.
Murat avait dit : « Le 2 mai a donné l'Espagne à Napoléon. » Le ministre O'Farril répondit : « Dites qu'il l'a perdue pour toujours. »

anecdote
accueil
Accueil
Emeute à Madrid