A Moscou, il ne manquait que du pain...
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repos de cavaliers de la grande armee de napoleon

Grâce aux boeufs, vaches, et moutons enlevés aux Polonais, la viande était très abondante. L'eau, souvent de mauvaise qualité, détraque les estomacs, aussi les liqueurs fortes, le chocolat et le thé sont très recherchés. Avant la bataille de la Moskowa, certains régiments durent creuser des puits de six ou huit pieds pour ne trouver qu'une eau jaunâtre ; cette eau fut ensuite filtrée dans des mouchoirs ou des pantets de chemises et elle servait ensuite à faire la soupe.
Moscou renfermait de quoi nourrir toute l'armée française durant l'hiver ; l'incendie et la mauvaise distribution des vivres ne le permirent pas. Chevalier, des chasseurs à cheval de la Garde, témoigne de cette abondance : « Le même jour, je fus aux distributions dans les immenses magasins près le Kremlin, qui brûlaient toujours, et nous eûmes quelques sacs de seigle, de noix, de pois etc... et de noisettes. Dans une cave, j'eus un tonneau de bière, et d'autres nous apportèrent des tonneaux de vin de Bordeaux, de Tokai, de Malaga, de Madère et même de Champagne, des tiqueurs, du sucre, du café, des bougies... Nous eûmes aussi un peu de mouton de mon troupeau, il ne manquait que du pain...

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