L'organisation des bivouacs...
rideau
grognards au repos

Le soldat couche tout habillé, quand il fait froid c'est auprès du feu, il grille d'un côté et gèle de l'autre. Les officiers ont des sacs en toile où ils dorment.. Si la journée n'a pas été trop éprouvante, et si le temps le permet, les soldats veillent, ils aiment écouter et raconter des histoires, fumer, chiquer, boire du vin chaud à la cannelle ; les plus instruits lisent la gazette et les lettres reçues de France, ou bien écrivent..
Quand tout. le monde est couché, les cuisiniers entretiennent le feu pour qu'il ne s'éteigne pas et qu'il ne prenne pas à la paille. Dans la neige, les soldats coupent, quand il y en a, des branches de sapin pour se coucher dessus, ce qui constitue un bon isolant.

soldats de la grande armée au repos

Les officiers supérieurs et les hauts placés ne sont pas toujours les mieux logés, ainsi, le chirurgien en chef Percy écrit dans ses mémoires qu'il dormait souvent sur de la paille, un coussin sous la tête et sa schabraque sur les pieds, sa couverture sur le corps et son tablier de cuir, qui servait à pratiquer les amputations, sur la couverture ! Une autre fois, il note : On a étendu la paille, mes draps dessus, ma couverture, et, je me suis couché en remerciant le ciel.

organisation du bivouac pendant la retraite de russie
Pendant la terrible campagne de Russie, on assista chez certains à une véritatable organisation des bivouacs sous le nom de coteries. ll s'agissait. de groupes qui vivaient à part, avec leurs réserves. Le principe de base était d'exclure formellement tout étranger au groupe. Les soldats se levaient à l'aube avant tous les autres de manière à arriver les premiers dans un abri la nuit suivante. L'avant garde de la coterie indiquait le point de ralliement au groupe principal par des signes particuliers. Les journées étaient courtes en hiver 1812, les hommes ne faisalent que 4 ou 5 lieues par jour (20 à. 25 knr) entre 8 heures du matin et 14 heures. Si il y avait des retardataires, on les attendait:, mais pas trop longtemps. Arrivé sur les lieux, les corvées étaient distribuées : faire fondre de la neige pour obtenir de l'eau, ramasser le bois pour allumer le feu, confectionner la bouillie avec de la farine et de l'eau, etc... Lors de cette campagne, on vit même des officiers commander une coterie. Dans les régiments de cavalerie, il existait. une clique composée des mauvaises têtes et des maraudeurs qui se reconnaissaient. entre eux par une échancrure pratiquée dans l'étain du premier bouton de la rangée droite de la pelisse et du dolman.
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