Entretien des uniformes
rideau
uniforme d'un soldat de napoleon

L'entretien des uniformes et des équipements n'étaient pas chose aisée et demandait du temps ! Les habits devaient être le plus propre possible : ils étaient battus et vergetés (sic) car il était expressément défendu de les laver, ce qui aurait été nuisible à la conservation des étoffes. En campagne, on oubliait le règlement car les uniformes se salissaient extrêmement rapidement, subissant les effets de la poussière, de la pluie, de la boue, de la transpiration, de la poudre, de la fumée des bivouacs... Quant au nettoyage des chemises et du petit linge, il était bien souvent confié à des blanchisseuses attachées aux compagnies.

uniforme d'un grognard

Voici quelques recettes utilisées à l'époque pour nettoyer et détacher, Les taches de boue, de graisse ou de vin étaient frottées avec de la terre à pipe mélangée... à de la salive ! On laissait sécher, puis on grattait la tache avec l'ongle ; si elle ne partait pas, on utilisait alors un peu d'eau et du savon. Les taches de goudron étaient d'abord enduites de beurre, essuyées, puis traitées par la méthode ci-dessus indiquée. Les taches de boue marquaient par ticulièrement le drap écarlate, aussi utilisait-on du jus de citron ou du vinaigre comme détachants. Les habits blancs étaient nettoyés et reblanchis de la manière suivante : on étendait l'uniforme sur une table, puis on le saupoudrait de son bien sec mélangé d'un peu de blanc d'Espagne en poudre; on le frottait avec un morceau d'étoffe bien propre, puis il était battu à l'aide d'un martinet et enfin, brossé. Cette pratique présentait l'inconvénient d'user prématurément les étoffes. L'usage de la craie et. de la terre était sévèrement défendu.

anecdote
accueil
Accueil
Habillement et bivouac