La nonchalance des viennoises
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les viennoises et les soldats de napoleon

Le langage est à peu près identique chez les soldats français qui se trouvaient à Vienne en 1809. La prostitution y était plus immorale mais moins scandaleuse qu' à Paris (dixit). On ne comptait que cent quinze filles publiques enregistrées ; elles n'avaient point la permission de provoquer les passants et elles se promenaient sur les boulevards ou au Prater. Elles n'avaient pas le droit d'aller chez elles avec leur client mais pouvaient se rendre chez le client ou dans une auberge. Leur santé n'était pas inspectée par la police mais elles étaient arrêtées à la moindre plainte. Il y avait à Vienne en 1809 quatre maisons publiques: depuis l'arrivée des Français, on voyait un grand nombre de courtisanes non enregistrées, de mères proposer leur fille, de grisettes conduisant leur galant chez leur père, qui. sans quitter son ouvrage. ouvrait sa chambre à coucher et saluait poliment l'amant de passage. Les juifs et les moines se chargeaient de faciliter les intrigues d'un plus haut rang. Le manque de nourriture après le siège de Vienne en 1809 conduisait même des comtesses et des baronnes à proposer leurs bijoux en échange de nourriture et à défaut à finir par se proposer. Un officier français ira jusqu' à dire : "Sur dix femmes qu'on rencontrait à Vienne pendant notre occupation, neuf étaient des dames de moyenne vertu". Les maladies syphilitiques étaient assez rares à Vienne avant l'arrivée des Français d'après les médecins elles centuplèrent en un mois. Les Français trouvaient qu'il n'y avait rien de plus doux qu'une Autrichienne. car chez elle l'amour est un culte et de plus, quand elle s'attache à un Français elle l'adore dans toute la force du terme.

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