L'arrivée au Corps des conscrit
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arrivee du conscrit à la caserne

A leur arrivée au corps, les conscrits commençait par faire connaissance avec leurs futurs camarades de chambrée et payaient une tournée de bienvenue. Une fois cette « formalité u accomplie, ils allaient immédiatement toucher le fourniment et l'armement. Le magasin du corps distribuait tout ce qui était disponible, y compris les uniformes trop grands, trop petits, voire réformés ; quant au chapeau ou au skako, ils n'avaient souvent de coiffure que le nom ! Lorsque la solde était payée, certains soldats n'hésitaient pas à mettre de leur poche pour améliorer le confort et l'aspect de leur tenue : ils la faisaient ajuster à leurs mesures, faisaient changer les revers et les parements ou faisaient remplacer le collet par un autre, en drap plus fin... qui ne grattait pas le cou! Les boutons de l'uniforme devaient étre astiquée à l'aide d'une brosse et de tripoli (poudre abrasive naturelle très fine) ; l'étoffe de l'habit était protégée par une patience en bois. Les chaussures, fabriquées sur une forme unique, ne comportaient ni pied droit ni pied gauche ; les soldats leur accordaient le plus grand soin et les graissaient à l'aide de suint (matière sébacée sécrétée par la peau des moutons).

recrues de la grande armee

Le soldat était le plus souvent revêtu de la petite tenue : en hiver, cela consistait à passer une capote de drap sur l'uniforme ; en été, on utilisait le sarrau, sorte de bourgeron de toile ou de gros drap attaché par des bretelles. On portait des guêtres grises ou blanches, selon la saison.
Le bonnet de police, cher à tous les troupiers, était confectionné avec des chutes de tissu que les maîtres-tailleurs récupéraient lorsqu'ils coupaient des habits neufs ; ils utilisaient également les meilleurs morceaux des vieux habits réformés. Les soldats conservaient leurs vieilles culottes pour les corvées ou les marches ; elles leur appartenaient définitivement deux ans après la distribution offi cielle. En revanche, les habits et les vestes restaient toujours la propriété du corps et ils étaient utilisés aussi longtemps que possible ; les vieux effets étaient triés et les meilleurs étaient réservés à l'habillement des recrues, pour le corps de garde, la salle de police et la prison. Les meilleures pièces étaient utilisées pour les réparations. On faisait le maximum d'économies : les effets d'habillement des hommes morts dans les hopitaux externes étaient renvoyés dans le corps auxquels ils appartenaient.

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