Se débrouiller avec les moyens du bord.
rideau
les blesses de la grande armee de Napoleon

Pour ce qui concerne le matériel, les dotations qualitatives et quantitatives sont insuffisantes. En 1805, avant la campagne d'Allemagne, le décret du 1er septembre 1805, définit la composition des caissons d'ambulance: chaque caisson doit contenir 2 matelas, 6 brancards de sangle, 1 caisse d'instruments de chirurgie, 50 kg de charpie, 100 kg de linge, une caisse de produits pharmaceutiques (agaric le chêne, vitriol blanc, cire blanche, colophane pulvérisée, eau de vie camphrée, acide acéteux, liqueur d'Hoffmann, laudanum liquide et alcali volatil).
En fait, on se débrouille le plus souvent avec les moyens du bord : à la veille d'Iéna, le célèbre Percy fait charger du linge sur une voiture fournie par la ville et fait préparer des attelles; les chirurgiens disposent d'une seule caisse d'instruments. La voiture du service de santé, tirée par quatre boeufs, transporte dix chirurgiens, des bagages et deux barriques de vin, fruit du pillage de la ville de Géra. Les effets d'ambulance arrivent peu à peu, mais ils sont presque tous avariés: portés sur de misérables chariots de paysans, ils ont en effet pris la pluie On peut apercevoir, au mers des ridelles, des béquilles et des jambes de bois, ce qui fait rire et murmurer la troupe.

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