Le goût du sucré salé au Moyen-âge
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gastronomie au moyen âge

Il semble que ce soit aussi le règne du goût sucré salé. Les seigneurs mangent fort peu de légumes sauf peut-être en soupe ou en bouillon. Des fruits ? Encore moins : si l'invasion arabe a déjà apporté en Espagne quelques nouveautés, il faudra attendre les croisades pour voir apparaître en France les prunes de Damas, la pomme ou la pêche. Mais on apprécie les confitures au miel...
Cependant, le régime carné est contrebalancé par les très nombreux jours de jeûne imposés par l'Église: mercredi, vendredi, carême, avent, vigiles et quatre-temps... Ces jours-là, on mange du poisson, notamment le poisson d'eau douce provenant soit des étangs et viviers artificiels soigneusement empoissonnés en carpes, en tanches, en esturgeons, soit des rivières qu'à la saison les saumons remontent par milliers. L'anguille est très appréciée.
Et puis, il y a le hareng salé qui arrive en caques (tonneaux) de la mer du Nord par charrettes entières (l'art du fumage ou saurissage, perdu, ne sera réinventé que vers le Xlle siècle). Quant à la queue de castor ou à la baleine, autorisées par l'Église en période de jeûne, elles restent forcément anecdotiques. De même pour le fameux loir confit dans le miel du temps de Charlemagne, réservé aux jours gras, la pauvre bête.

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La gastronomie, les rues