Le repas du seigneur
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le repas du seigneur

En l'an mil, au gré des saisons, les paysans de l'après-Charlemagne sèment le blé, l'orge ou le seigle, voire le sarrasin, la céréale des pays pauvres... Les récoltes sont aléatoires. On mène A la glandée des cochons noirs, des troupeaux d'oies blanches ou de moutons gris, quelques vaches qui donnent du lait, des chèvres... Le bceuf est un luxe car il est en principe réservé au labour.
Alors les seigneurs chassent  à cor et à cri. Couverte de forêts, la France est giboyeuse et les tables féodales se chargent de venaison (le porc encore proche de l'animal sauvage y est admis) préparée en pâtés, en bouillis, principalement en rôts. Il s'agit là de viande maigre, à peu près dépourvue de cholestérol, que l'on sert en larges rouelles sur un pain plat coupé en deux, une sorte de pizza appelée tranchoir, qui absorbe le jus.
Un repas peut comporter plusieurs services, fortement épicés de verjus (suc acide de raisin vert), de cannelle, de cumin, de girofle, de safran, de quantité de poivre, autant d'épices qui masquent le goût sans doute un peu prononcé des viandes au bout de quelques jours. Curieusement, l'ail et l'oignon sont considérés comme vulgaires.

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La gastronomie, les rues