Le repas du paysan au Moyen-âge
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paysan au moyen âge

Leur pain est plutôt noirâtre ; vers l'an mil, ils en ont grâce à une longue période de paix et de récoltes correctes, ce qui ne sera pas forcément le cas par la suite. Les céréales entrent évidement pour une très grande part dans leur alimentation, surtout sous forme de bouillies, genre porridge ou soupe à la farine.
La volaille est évidemment réservée aux fêtes carillonnées, à part les ceufs, interdits cependant pendant tout le carême jusqu'aux... oeufs de Pâques. À vrai dire, il y a de nombreux accommotements car on ne peut exiger de Bretons ou de Normands qu'ils fassent carême à l'huile alors que leur matière grasse locale est le beurre...
Mais en temps ordinaire, on consomme du porc, sous forme de lard, de conserves salées, d'andouilles, de jambons... Et là, l'imagination des paysans est sans limites. La charcuterie gauloise était déjà célèbre au temps des Romains, elle n'a pas varié depuis, et l'on remarque encore de nos jours que les meilleures charcuteries sèches proviennent de pays pauvres. Le saindoux aussi provient du porc, concurrencé naturellement dans le midi par l'huile d'olive et ailleurs par la graisse d'oie.
Les légumes donnent des soupes roboratives : ce sont les racines méprisées des seigneurs, lesquels n'ont d'ailleurs pas tort car la carotte, encore sauvage et que l'on distingue de la ciguë par sa fleur stérile au centre de l'ombelle, n'est à cette date qu'une mince tige fibreuse, comme le navet, et le panais n'est pas véritablement bon. De l'avis de certains, du moins.
On cultive aussi les fèves, les pois, les lentilles. Mais le roi des marmites au cul noir qui mijotent dans les cheminées, c'est à coup sûr le chou, dont il existe depuis longtemps de nombreuses variétés. Et puis il y a les ressources infinies de la forêt: noisettes, faines, châtaignes, petits oiseaux pris à la glu, petits lapins pris au collet, sans parler des baies, airelles, sorbes, myrtilles, arbouses ou baies de sureau, qui s'accommodent fort bien du miel des abeilles sauvages. Avec un peu de pâte, voilà une tarte...

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