Les boniments des marchands au Moyen-âge
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marchands au moyen âge

Les textes qui transcrivent les cris intègrent le boniment des marchands et nous donnent ainsi une idée du parler de la rue, de la gouaille parisienne. Cet humour prend mille visages, commencer par le plus simple calembour. Le marchand d'oublies crie qu'« il ne doit pas être oublié ». Le marchand d'amandes, parodiant les prédicateurs populaires, crie : « Amendez-vous ! Amendez-vous ! » et d'ajouter: « Amande douce, amande ! »
Et comme on aime la gauloiserie, on prête des vertus étonnantes A des produits de base : . Artichaut, artichaut/ C'est pour monsieur et pour madame/ Pour réchauffer le corps et l'âme/ Et pour avoir le cul plus chaud ! Ou encore : . Du doux, du doux pour les filles/ Pour les faire pisser roide /il guérit des hémorroïdes...
Même la camomille, utilisée pour des huiles de bain, permet des astuces : . Camomille est fort honneste/ A mettre au bain de ses pucelles Pour leur laver le cul et teste/ C'est une herbe, la nonpareille !
Quant au ramoneur, son cri, en apparence innocent ( A ramo-ner vos cheminées !), a pris une connotation obscène, et il l'adresse surtout aux femmes...

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La gastronomie, les rues