Crieurs dans les rues au Moyen-âge
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commerces au moyen âge

Dès que les portes de la ville s'ouvrent, on entend dans les rues : Qui veut du bon lait ? », le cri de la laitière, portant son pot à lait sur la tête.
Dès l'aube également, les bains publics fonctionnent, et des valets parcourent les rues pour en faire la réclame :
" Allez tous, les bains sont chauds !" Ces étuves médiévales ont d'ailleurs unedouble fonction, servant à ,la fois A l'hygiène publique ; (contrairement A une idée répandue, on se lave au Moyen Age) , et à la prostitution.
On rencontre enfin le crieur de vin, métier spécifique à Paris. Régulièrement inscrit à la Municipalité, un crieur de vin a le droit de se présenter à un tavernier de son choix, qui lui donne un pichet de vin. Le pichet dans une main, un gobeà-let dans l'autre, il s'en va faire goûter ce vin, en précisant le prix et le nom de la taverne.
C'est dans l'après-midi que commence le colportage du poisson, des fruits et des légumes, car ces denrées doivent d'abord transiter par les halles, où les autorités en contrôlent la qualité et prélèvent les taxes. On reconnaît alors les cris des maraîchers venus de banlieue vanter les raves de La Courneuve ou les pêches de Corbeil.
La nuit met fin, bien sûr, aux cris de la rue, à l'exception d'un seul, étonnant et typiquement parisien : celui du marchand d'oublies. Cette pâtisserie légère se mange après le souper et, chaque soir, des oublieurs parcourent la ville, avec un panier d'osier et une lanterne en s'écriant : " Oublie ! Oublie ! " Les Parisiens l'appellent depuis les fenêtres, et l'oublieur monte dans les maisons, où il joue ses gâteaux aux dés. S'il gagne, il les vend très cher ; s'il perd, il les offre. Dans tous les cas, il doit souhaiter la bonne nuit à ses clients, en leur chantant une chanson grivoise.

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La gastronomie, les rues