Jours maigres chez les moines
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moine au moyen âge

Si le repos pris dans les dortoirs communs semble restreint, que dire de la nourriture? Un seul repas par jour l'hiver, deux l'été, le jeûne étant de mise pendant le Carême et l'Avent. ainsi que les lundis, mercredis et vendredis. Ces jours-là. les portions sont réduites de moitié. Les repas sont à base de légumes secs ou frais, de poisson. d'oeufs, de fromage, de pain et de vin. La viande n'est autorisée que pour les malades. d'où l'intérêt manifeste de certains pour l'infirmerie.
Cette vie ascétique et contemplative est entrecoupée d'activités nécessaires au fonctionnement de la communauté, même si les moines ne travaillent pas au sens productif où nous l'entendons aujourd'hui. Ce travail là vient du mot latin tripalium supplice du pal alors que celui des moines vient de labor qui signifie travail sur soi. Orare et laborare, la devise de Saint-Benoît, signifie prier et se construire.
Il y a fort à faire dans une abbaye qui construit de manière quasi ininterrompue et qui reçoit pèlerins. moines érudits, visiteurs ecclésiastiques et aristocratiques, voire royaux. L'abbé choisit régulièrement parmi les religieux ceux qui vont devenir pour un temps limité des frères officiers.
Le chantre s'occupe du déroulement des cérémonies, enseigne le chant aux enfants que leurs parents nobles ont donné» à Dieu et aux novices (qui entrent au monastère à l'âge de 17 ans). Il a aussi en charge tout ce qui touche aux livres, y compris l'approvisionnement en plumes d'oie, parchemins en peau de mouton, cornes de bovidé servant d'encrier...
Le chapelain assiste l'abbé dans les tâches administratives. Le cellérier fait office d'intendant pour le boire et le manger, voire de gestionnaire de tous les biens matériels, terres comprises. Le camérier s'occupe des vêtements et de la literie ainsi que des ustensiles nécessaires au mandatum (lavement de pieds rituel pris en communauté le samedi soir). lahôtelier accueille les visiteurs de marque et les pèlerins à cheval. alors que l'aumônier se charge des pèlerins pauvres qui vont à pied. Ces charges (officia) dispensent souvent d'assister aux offices. Et les officiers gèrent un budget propre, prélevé sur les offrandes des pèlerins ou les bénéfices de l'abbaye. L'exercice de ces fonctions ne doit toutefois pas être source d'oisiveté et d'enrichissement personnel car, dit clairement la Règle. « personne n'aura quelque chose à soi, rien, absolument rien: ni livre. ni cahier, ni crayon. rien du tout».

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