A l’intérieur des murs
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béziers

Béziers est bien décidée à tenir jusque-là. A l'intérieur des murs, c'est l'enthousiasme. Après tout, pensent les bourgeois, elle ne paraît pas si terrible cette armée qui se déploie autour d'eux. Peut-on parler d'une armée ? Mieux vaut dire un ramassis de soldats, de demi-soldats et de paysans qui n'ont jamais manié d'autre arme que la faucille. L'immensité même de cette masse donne une raison d'espoir aux Biterrois : comment se nourrira cette multitude d'hommes ? On a fait le vide dans les campagnes environnantes et les paysans sont hostiles aux envahisseurs. Pour une fois, les rôles se trouvent renversés, et ce ne sont pas les assiégés qui semblent promis à la famine, mais les assiégeants.
Il ne s'agit donc que de tenir, bien à l'abri derrière les remparts et le danger s'évanouira. Et puis, les Biterrois font confiance à leur vicomte. Au retour de son entrevue avec le légat Arnaud-Amaury, il a traversé la ville. Il a annoncé qu'il partait pour Carcassonne, qu'il allait y lever une puissante armée de secours et qu'il reviendrait bien vite achever, s'ils se trouvaient encore là, les Croisés à demi morts de faim.Tout cela est vrai. La Croisade s'engage mal ou plutôt, elle va se jouer sur un coup de dés : que Béziers  tombe vite et tous les espoirs sont permis aux Croisés ; que Béziers résiste et c'est l'échec, avec la honte en plus.

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Le massacre de Béziers