Zoé de Bonchamps, héroïne malgré elle
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marquise de Bonchamps

Des archives témoignent encore que l'épouse d'un fileur de Botz-en-Mauges et la fille d'un journalier de Saint-Georges-duPuits-de-la Garde, ont accompagné leurs hommes en se faisant passer pour leur frère et pour leur fils, mais combien d'autres femmes anonymes sont tombées en Vendée, qui se battaient pour l'honneur, l'idéal ou la survie parce qu'elles avaient décidé de ne pas attendre sur les cendres de leurs foyers que les détenus syphilitiques, libérés à cet effet par la Convention, viennent les violer, que les commissaires de la République les fassent fusiller, guillotiner ou noyer dans les eaux tumultueuses de la Loire... ?

Mme la marquise de Bonchamps avait tiré le canon à La Flèche, harangué avec succès et ramené au combat les paysans de Dol après avoir vu mourir son mari. Tombée aux mains des Bleus, elle refusa de livrer les noms qu'on lui demandait.
En conséquence de quoi, le tribunal révolutionnaire la condamna à mort à l'unanimité. Après de vaines démarches et interventions sans effet, les proches de la marquise envoyèrent sa petite fille, Zoé, en ultime recours, implorer son sursis. Les juges amusés lui demandèrent de leur chanter sa plus jolie chanson. La fillette , sans se troubler, entonna clair et fort le premier couplet qui lui vint à l'esprit, pour l'avoir si souvent répété avec sa mère : un chant résolument royaliste... Mme de Bonchamps fut grâciée !

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Les femmes en armes