La Vendée sera détruite
rideau
vendéens dans le bocage

Pour les Blancs. la situation va devenir tragique. Huit corps d'armées, en se rapprochant toujours, cerneront le Bocage. Le 13 et le 14 août 1793, l'armée royale est de nouveau battue à Luçon. Mais, vers la mi-août, un émissaire officiel du gouvernement anglais, le chevalier de Tinteniac, est reçu par Donissan, Lescure, Talmont, La Rochejaquelein. Il apporte l'alliance bri tannique. Pour cela, il faudrait passer la Loire. conquérir la Bretagne, avec l'aide des Chouans.
Lescure. Marigny s'opposent a ce projet. Bonchamps. Donissan. Talmont y sont favorables... A ces gentilshommes qui se veulent tous égaux. et qui souvent se jalousent, il manque un chef incontesté pour imposer ses volons. Aussi, lorsque Tinteniac repart, il emporte un émouvant message d'appel au comte d'Artois pour lui demander de venir les commander :
« Venez donc, Monseigneur. venez... nous osons vous l'assurer, nous serons invincibles, ayant parmi nous un prince héritier de de rois pour lequel notre amour égale notre estime... »
Hélas ! le futur Charles X, bon cavalier comme le furent ses ancétres Henri IV et Louis XIII, n'a pas hérité de leur intrépidité, de leur courage tenace...

Torfou

C'est au cours de cette fin d'été 1793 que les Vendéens ont le mieux mérité le surnom de géants. En quelques jours , ils vont arréter. disperser, repousser plusieurs divisions.
Pourtant, la République vient d'envoyer, sur le théâtre des opérations, l'un de ses plus brillants généraux, avec ses meilleures troupes. Kléber et ses Mayençais sont arrivés a Nantes le 6 septembre. Ce Strasbourgeois. dur, sanguinaire, mais tres brave, très intelligent. a examiné la situation de prés. Pour lui, elle « est le fruit de l'ineptie la plus crasse, la négligence la plus impardonnable et la lâcheté ". Méprisant envers les généraux improvisés, issus des clubs, il reconnaît en ses adversaires, des hommes
aussi habiles qu'audacieux Aussi se prépare t-il à une guerre implacable.
Alors que les Blancs hésitent sur les décisions a prendre, les Bleus établissent d'abord une sorte de blocus au nord, ensuite, leur encerclement doit se resserrer pour anéantir la rébellion.
Comprenant les menaces qui pèsent sur eux, les chefs de la Grande armée s'allient de nouveau à Charette.A Torfou, le 19 septembre. Kléber s'avance avec ses Mayençais tandis que le gros de la troupe se porte vers Tiffauges. sur l'autre rive de la Sèvre. La bataille qui s'engage semble tourner en faveur des Bleus... Mais, insultés par les femmes de Tiffauges, des fuyards reviennent à l'attaque. Les hommes de Lescure, de Royrand. de Bonchamps, de Stofflet, de Charette. Poitevins. Angevins. Bocains. bousculent les Bleus qui refluent en désordre vers Boussay.

A la fin de septembre, les Bleus sont encore battus à Montaigu, à Saint-Fulgent. La Convention lance pourtant son ordre du jour : « Soldats de la Liberté, il faut que les brigands vendéens soient exterminés avant la fin du mois d'octobre. Le salut de la patrie l'exige ; l'impatience du peuple français le commande ; son courage doit s'accomplir.
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Les défaites des Blancs