Stofflet, Marigny et Talmont
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Stofflet

Stofflet
A l'opposé de Lescure, Jean-Nicolas Stofflet qui, avec Cathelineau, a levé l'étendard de l'insurrection est un homme dur. Né près de Lunéville, en 1751, fils de meunier, il s'est engagé à 17 ans dans le régiment de Lorraine Infanterie. Il est caporal quand. quinze ans plus tard, il devient « garde des bois et commis facteur » chez le comte de Colbert-Maulevrier, son ancien colonel, riche propriétaire en Anjou. Il a toujours un fusil à la main. Dès le 13 mars 1793. il se met à la tête des paysans de Maulevrier et des paroisses voisines. rejoint Cathelineau et s'empare avec lui de Cholet. Grand. robuste. brutal, il sait se faire obéir de ses hommes qui le craignent et l'admirent pour son exceptionnelle bravoure. C'est un vrai chef de guerre. Sans éducation, mais intelligent. Sifflet ou Mistouflet comme l'appellent ses soldats. inspire confiance et. en juillet 1793. le généralissime d'Elbée le nomme major général de la Grande armée.
On lui reproche parfois les excès de sa dureté et la pression menaçante qu'il exerça. en mars 1794. lorsque la mort de la Rochejaquelein lui donna le commandement en chef des débris de l'armée catholique et royale. sur les habitants de l'Anjou et du Poitou pour qu'ils rallient la cause. On dit aussi qu'il contribua à imprimer son caractère atroce à la guerre de Vendée. Trois choses sont sùres : il était ambitieux, sa mésintelligence avec Charette nuisit au combat vendéen en 1794 et il partage avec celui-ci la responsabilité du crime que fût l'exécution de Marigny. Stofflet survivra avec Charette à tous les autres grands chefs. mais capturé le 24 février 1796, il sera fusillé le lendemain.

gaspard de Bernard de Marigny

Marigny
Né à Luçon en 1754. il commande le parc d artillerie de Rochefort quand éclate la Révolution. Il y reste jusqu'en 1792. gagne alors Paris pour tenter de participer à la défense du roi. Aprés le 10 août. il revient dans le Poitou. Arrêté et emprisonné a Bressuire en 1793. il est délivré le 2 mai. en même temps que Lescure, par Henri de La Rochejaquelein avec lequel il cousine. Ses compétences lui valent naturellement le commandement de l'artillerie vendeenne.
C'est un homme dur envers les vaincus. Rigoureux mais loyal. il est estimé de ses hommes. Techniquement il est, avec Bonchamps, l'un des chefs vendéens les plus sûrs. Il mutiplie les actes de bravoure. comme a Savenay. mais il aura quelques défaillances comme au Mans. En 1794. commandant l'armée du Poitou. il ne s'entendra pas avec Charette et Stofflet. Contestant la prétention de ce dernier au commandement suprême, il fut accusé de contrevenir à la convention selon laquelle aucune grande opération ne serait entreprise sans concertation préalable des trois chefs. Il fut traduit en conseil de guerre par Stofflet et Charette et fusillé.

Prince de Talmont
Talmont
Fort discuté est Antoine-Philippe de la Trémoille. prince de Talmont. Né a Paris en 1765. il émigre au début de la Revolution. sert d'aide de camp au comte d'Artois, rentre en France et se retire dans ses terres d'Anjou. Arrété en 1793, il est incarcéré à Angers et se trouve libre quand les Bleus abandonnent la ville le 13 juin. Il rejoint alors l'armée catholique. A vingt-huit ans. il est goutteux et usé avant l'âge, désordonné de moeurs, mais brave et dévoué.
Au debut on se montre flatté chez les Blancs de compter un homme de si haut rang, un nom prestigieux, le représentant d'une famille régnant en Maine et en Anjou sur plus de 300 paroisses. Aussi est-il nommé dès son arrivée, général en chef de la Cavalerie à la place de Forestier. Affectant l'insouciance et la légèreté. d'une élégance tapageuse. peu respectueux de la religion, il parait frivole et suscite vite la méfiance. Il se distingue à Nantes, Cholet. Dol, mais son jugement fragile et son intelligence médiocre ne sont pas à la mesure de son ambition. Vexé de s'être vu préféré Fleuriot pour un commandement. il se retire des combats en décembre 1793 avec, semble-t-il, le désir de prendre en mains la chouannerie du Maine dont ses terres sont le sanctuaire. Mais, reconnu sous des habits de paysan. il est décapité le 27 janvier 1794 face à son château de Laval.
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Un baril de poudre