L'exode des agriculteurs ...
rideau
les paysans pendant la bataille de france de 1940
paysans en 1940
Quand ils marchent au pas des chevaux, leurs familles entassées dans les charrettes, ces ruraux groupés par villages évoquent en effet les grandes migrations.
Les chefs d’exploitation sont en tête, parfois les curés, préoccupés de rechercher des vivres et un gîte. La solidarité de groupe s’affirme dans les attaques aériennes. Ces ruraux ont le souci d’éviter la dispersion. Ils préfèrent avancer plus lentement, mais ensemble. Tous ceux qui peuvent marcher entourent les chariots où sont installés, dans un capharnaüm de vivres et d’objets hétéroclites, les femmes, les enfants, les vieillards, les blessés, les malades. 
Mais les attaques aériennes tuent les chevaux. Les survivants du grand départ sont accablés de fatigue. Quand les attelages sont défaillants, les familles doivent abandonner les charrettes, se suivre en longues files où les plus valides charrient les enfants, mais aussi les vieillards et les blessés dans des remorques, des voiturettes tirées à bras. Il n’est pas rare que des curés portent leurs ouailles épuisées dans des brouettes. On entend geindre des vieillards malades, abandonnés, oubliés sur le bord de la route.
anecdote
accueil
Accueil
Sur la route de l'exode