2000 femmes aryennes contre Hitler
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deportation juifs allemands
maria von maltzan

La «résistance humanitaire» est sans doute le domaine où les femmes donnent la mesure de leurs qualités et de leur courage. Elles sont nombreuses à s'y engager. Certaines mesures du régime,comme la décision d'euthanasier les malades mentaux incurables, les touchent au premier chef car elles concernent souvent un enfant. Elles ne peuvent rester insensibles aux flots des persécutés, notamment juifs, qui essaient d'échapper aux griffes nazies ou en subissent les abominables cruautés dans les prisons et les camps.
Il faut évoquer ici des personnalités comme la comtesse Maria von Maltzan qui sauve la vie d'un grand nombre de personnes (à gauche), mais aussi beaucoup d'héroïnes anonymes telles Grete Borgmann, qui donne refuge à maints persécutés dans sa mansarde, Johanna Lehmann qui réussit à cacher des juifs pendant des années dans une maison de retraite berlinoise, la jeune Anneliese Biber qui passe médicaments et nourriture aux détenus de Dachau, etc.

Comment classer la démarche de 2 000 de femmes aryennes qui, dans les jours qui suivent le déclenchement de l'Action finale concernant les juifs berlinois (il en reste alors à peu près 27000 dans la capitale, qui seront tous déportés), le 27 février 1943, se rassemblent devant le bâtiment de la Rosenstrasse, où est installé un camp de transit, pour protester contre la déportation de leurs parents juifs ou mi-juifs?
Leur obstination et leur cran face aux mitraillettes des SS sont récompensés. Elles retrouvent bientôt maris et enfants. Cet événement a en fait une grande signification politique. Il montre les limites de la dictature, qui est parfois obligée de reculer devant une protestation collective et publique résolue.

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La résistance allemande